Alcoolisme : l’intérêt des thérapies par Internet se confirme


  • JIM Vu par vos patients
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Bien que de nombreux centres de soins en addictologie proposent des consultations anonymes, individuelles et gratuites, de nombreuses personnes alcooliques rechignent toujours à s'y rendre par honte et peur de la stigmatisation. Les thérapies en ligne permettent d'éviter ce face-à-face gênant, mais leur côté plus impersonnel risque d'influer sur les résultats. En réalité, il n'en est rien. Une étude parue dans PLOS Medicine et menée par des chercheurs de l'université VU à Amsterdam montre qu'elles sont efficaces dans la plupart des cas. Ils ont analysé les données de 14 198 patients ayant participé à des études sur la dépendance à l'alcool. Résultat : les thérapies par Internet ont permis aux personnes dépendantes de réduire leur consommation d'alcool hebdomadaire de 52 grammes d'éthanol en moyenne (passant de 381 grammes à 329 grammes). A la fin de la thérapie, ils étaient plus nombreux à parvenir à atteindre une consommation d'alcool à faible risque et à s'y tenir, en comparaison au groupe de contrôle. Les thérapies en ligne sont efficaces quel que soit le type de patient : moyen, gros consommateur d'alcool ou buveur excessif occasionnel. Les personnes de plus de 55 ans étaient plus réceptives que les jeunes à ce type de suivi. Et chez les hommes, la réduction de la consommation hebdomadaire était supérieure de 20 grammes à celle des femmes. Les auteurs estiment que ce type de suivi médical pourrait être une première étape efficace dans le traitement de l'addiction. Rappelons que, selon Santé Publique France, la consommation d'alcool est dite à risque lorsqu'elle atteint ou dépasse 10 doses par semaine, sans dépasser 2 verres standard par jour. On estime qu'environ 10 % des adultes français présentent des problèmes avec l'alcool, mais ils sont encore rares à consulter pour ce motif.