AIDS 2020 – La plus grande cohorte de VIH aux États-Unis : rien n’indique que le statut VIH ait un impact sur l’issue du COVID-19


  • Liz Scherer
  • Conference Reports
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À retenir

  • D’après les résultats de l’Étude de cohorte sur le vieillissement des vétérans (VACS), la plus grande des cohortes portant sur le VIH aux États-Unis, aucune donnée probante n’indique que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) présentent un fardeau de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) accru ou des issues plus graves. 

Pourquoi est-ce important ?

  • Bien que les PVVIH soient immunodéprimées, jusqu’à présent aucune donnée n’a révélé de différences au niveau de la susceptibilité au COVID-19 ou de la gravité de la maladie. 
  • Une surveillance continue des patients est recommandée.

Principaux résultats

  • 30 948 PVVIH, 76 618 personnes non infectées.
  • Sur une période de 113 jours, 8,4 % (2 599) des PVVIH, contre 6,5 % (4 977) des personnes non infectées, ont fait l’objet d’un test de laboratoire de dépistage du COVID-19 ou rapporté un diagnostic.
  • Dans l’ensemble, la proportion de dépistage du COVID-19 était plus élevée chez les PVVIH au cours de toute la période de l’étude.
  • 12,7 % (189) des PVVIH, contre 13,9 % (380) des personnes non infectées ayant fait l’objet d’un dépistage, ont reçu un diagnostic de COVID-19 (rapport de cotes corrigé [RCc] : 1,04 ; IC à 95 % : 0,85–1,26). 
  • Le risque accru d’infection était similaire chez les PVVIH et les personnes non infectées d’origine ethnique noire non hispanique (RC : 1,87 ; IC à 95 % : 1,49–2,36) et hispanique (RC : 1,57 ; IC à 95 % : 1,11–2,22), comparativement aux personnes d’origine ethnique blanche non hispaniques (Pinteraction = 0,47). 
  • Le risque d’issues graves du COVID-19 était similaire quel que soit le statut VIH (RRc : environ 1,00 pour l’ensemble des résultats).

Méthodologie

  • Une analyse de cohorte a été menée en ouvert sur les dépistages et les résultats du COVID-19 (l’hospitalisation, l’admission en unité de soins intensifs, l’intubation, le décès) chez des PVVIH et des personnes non infectées, dans le cadre de l’étude VACS, jusqu’au 17 mai 2020.
  • Financement : Administration des anciens combattants des États-Unis. 

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective.
  • Étude menée en ouvert.
  • Le caractère généralisable des résultats est limité.

Commentaire

Lors de la présentation orale accompagnant cette affiche, une représentante de l’étude non nommée a fait remarquer que « nous pensions que les personnes vivant avec le VIH pourraient présenter un risque plus élevé de COVID-19 et d’issues graves du COVID-19. Bien que les Centres de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) considèrent les personnes vivant avec le VIH comme une population particulière à haut risque, ils ne disposent d’aucune information spécifique concernant le risque de COVID-19 au sein de cette population. » Elle a ajouté que les résultats de cette analyse de l’étude VACS révèlent des taux similaires de positivité entre les anciens combattants infectés et non infectés au VIH, et que, même avec un taux de dépistage accru, les taux de positivité ne sont pas considérablement plus élevés.