AG : la présence d’une douleur dans la partie inférieure du dos est associée à un risque accru de chutes multiples

  • Iijima H & al.
  • Arthritis Care Res (Hoboken)
  • 7 janv. 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • La présence d’une douleur dans la partie inférieure du dos (DPID), en particulier d’une DPID d’intensité modérée à sévère, est associée à un risque plus élevé de chutes chez les personnes atteintes d’arthrose du genou (AG).
  • La sévérité de la douleur au genou n’a pas affecté cette association.

Pourquoi est-ce important ?

  • La DPID chez les patients atteints d’AG mérite d’y prêter attention.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit d’une cohorte transversale de 189 personnes atteintes d’AG (âgées de 61 à 90 ans) qui ont été interrogées sur les chutes qui sont survenues et la DPID dont elles ont souffert au cours des 12 mois précédents.
  • La sévérité de la douleur au genou a été évaluée par la mesure japonaise de l’arthrose du genou (Japanese Knee Osteoarthritis Measure, JKOM).
  • Les chutes rapportées comme étant des « chutes de tout type » ou des « chutes multiples » ont été définies comme un nombre de chutes de 2 ou plus.
  • La sévérité de la douleur au genou a été évaluée à l’aide d’une échelle d’évaluation numérique de 0 à 10 points.
  • Financement : Société japonaise pour la promotion de la science.

Principaux résultats

  • La présence d’une DPID (par rapport à son absence) a été associée à un risque accru de chutes multiples après une correction pour prendre en compte les covariables :
    • RC de 2,74 (P = 0,04).
  • La DPID d’intensité modérée à sévère (par rapport à son absence) a été associée à une prévalence plus élevée de chutes (test du khi carré : P = 0,007).
    • Selon des analyses de régression logistique binaire, après une correction pour prendre en compte les covariables, la DPID d’intensité modérée à sévère a été associée à une prévalence plus élevée :
      • Des chutes de tout type : RC de 2,90 (P = 0,010).
      • Des chutes multiples : RC de 3,72 (P = 0,007).
  • Aucune interaction n’a été observée entre la DPID et la JKOM, ce qui indique que les chutes sont survenues indépendamment de la sévérité de la douleur au genou.

Limites

  • Il s’agit d’une étude transversale et observationnelle.