AFSOS 2018 – Comment traiter la thrombose associée au cancer au-delà de six mois ?


  • Elodie du Potet
  • Actualités des congrès en Oncologie
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À retenir

  • Il n’existe pas de recommandations sur le traitement du risque thrombotique associé au cancer au-delà de six mois.
  • L'étude APICAT, en cours de recrutement, évalue les bienfaits par type de cancer d'une prophylaxie anti-thrombotique à dose réduite au-delà des 6 premiers mois de traitement.

 

Pourquoi est-ce important ?

  • Le risque thrombotique, fortement associé au cancer, diminue sensiblement après 6 mois de traitement par héparine de faible poids moléculaire (LMWH).
  • Bien qu’il soit conseillé de prolonger le traitement si le cancer est encore actif après 6 mois, il n’existe pas d’essai thérapeutique ni de recommandation par type de cancer sur les modalités de traitement dans cette situation.

Conception de l’ étude

  • L’étude APICAT est une étude européenne multicentrique réalisée en double aveugle ayant pour objectif d’étudier le traitement à long terme du risque de thromboembolie veineuse (TEV) au cours du cancer.
  • Les patients ayant reçu un traitement anti-TEV pendant 6 mois sont randomisés en deux bras apixaban 2,5 ou 5 mg en 2 prises par jour pendant 12 mois supplémentaires.
  • L’objectif est de démontrer l’efficacité comparable (critère principal) et la meilleure tolérance (critère secondaire) du traitement à faible dose en comparaison au traitement à dose plus élevée.
  • Les patients inclus sont des adultes présentant au moins 1 TEV documentée, dont le cancer (sein, prostate ou colorectal) est toujours actif après 6 mois de traitement anti-TEV et n’ayant pas développé de TEV au cours de cette période de traitement.

Principaux r ésultats

  • 1700 patients sont en cours de recrutement.
  • Plus de 50 % des services participant à l’étude sont des services d’oncologie et non de médecine interne ou autres services spécialisés dans la thrombose contrairement à ce qui est habituellement le cas dans ce type d'études.
  • Une analyse par type de cancer est prévue.
    • Une étude préalable du risque de récidive a été réalisée à partir d’une extraction de la base RIETE et a montré que le cancer du sein, de la prostate et colorectal présentent un risque hémorragique supérieur au risque thrombotique après les 6 premiers mois de traitement anti-TEV, à l’inverse du poumon pour lequel le risque thrombotique reste supérieur.
    • La possibilité d’ouvrir un bras poumon n’est pas écartée.

Limitations

Etude en cours de recrutement