Adoption définitive du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016

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Paris, le mardi 1er décembre 2015 - A la différence des années précédentes, les débats autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale n'ont pas donné lieu à de mémorables passes d'arme à l'Assemblée nationale, un climat apaisé qui n'a été que renforcé après les attentats du 13 novembre. Au Sénat, la tonalité a été différente, puisque le Palais du Luxembourg a rejeté le texte en seconde lecture, ce qui n'a pas empêché son adoption définitive hier par l'Assemblée nationale et ce qui a même facilité le travail de cette dernière puisque son dernier examen portait sur la version qu'elle avait elle-même adoptée il y a quelques semaines.

Un texte sans anicroches, mais pas sans fausses notes

Cette inhabituelle tranquillité s'explique par l'absence de mesures particulièrement contestées et par la reprise de recettes semblables aux années précédentes : incantations quant au développement de la médecine ambulatoire et la lutte contre les prescriptions inutiles, renforcement du médicament générique ajoutés à une foule de mesures techniques. Les professionnels de santé, plus concentrés sur l'adoption du projet de loi de santé ont également moins focalisé leur attention sur ce texte. Pourtant, les inquiétudes et les critiques ne manquaient pas. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) s'est par exemple inquiétée des modifications envisagées concernant les cotisations des praticiens et auxiliaires médicaux, qui pourraient aboutir selon lui à « une nouvelle taxe compensatoire (…) qui frappera tous les compléments d'honoraires ». Par ailleurs, de nouvelles baisses de tarifs sont prévues par le texte.

Pharmaciens : des économies inquiétantes

Ce sont cependant probablement les pharmaciens d'officine qui ont le plus m...