Adalimumab versus upadacitinib : données à un an dans la polyarthrite rhumatoïde

  • Fleischmann RM & al.
  • Ann Rheum Dis
  • 1 nov. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

Chez des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) ne répondant pas suffisamment à un traitement par méthotrexate (MTX), l’association de l’adalimumab ou de l’upadacitinib offre à 48 semaines une efficacité supérieure au placebo, ce qui confirme les données déjà publiées à 24 semaines. Par ailleurs, la comparaison des deux traitements actifs met en évidence que les résultats de la plupart des critères d’évaluation sont en faveur de l’upadacinitib : faible activité, rémission clinique, douleur, perte de fonction. Quant à la progression radiologique, elle était comparable dans les deux groupes traitements actifs.

Des informations utiles à la pratique clinique

Les données concernant la possibilité de passer d’un anti-JAK à un anti-TNF ou inversement, et l’impact d’un tel switch sur la sécurité étaient rares jusqu’à présent. La conception de cette étude a permis de faire passer en double insu les patients insuffisamment répondeurs à l’upadacitinib à l’adalimumab et inversement à partir de la semaine 26 jusqu’à la semaine 48, ainsi que les patients sous placebo sous upadacitinib. Ce design particulier a permis d’observer que pour ces patients, les résultats à 48 semaines étaient supérieurs dans le groupe passé de l’adalimumab à l’upadacitinib par rapport au groupe passé de l’upadacitinib à l’adalimumab, même si dans les deux cas, une amélioration des résultats était apportée par le switch. Elle montre aussi l’absence de signal particulier de sécurité. Enfin, la proportion de patients atteignant une rémission clinique à 48 semaines après un switch apparaît ici inférieure à celle des patients atteignant la rémission en ayant toujours été répondeurs, quel que soit l’ordre des molécules, mais ces résultats mériteraient d’être confirmés par d’autres études.

Méthodologie

SELECT-COMPARE a inclus des sujets adultes présentant une PR ne répondant pas suffisamment à un traitement par MTX. Ils ont été randomisés (2:2:1) entre l’upadacitinib 15 mg/jour, l'adalimumab 40 mg/j et un placebo toutes les deux semaines en association avec le traitement de fond par MTX. Ceux qui présentaient à S14, S18, S22 une amélioration 10) à la semaine 26 switchaient de l’un à l’autre des traitements. Les sujets sous placebo étaient passés sous upadacitinib à la 26e semaine.

Principaux résultats

Au total, 1.629 patients ont été recrutés et randomisés : parmi les 651 patients initialement sous upadacitinib, 39% ont été switchés sous adalimumab (19% entre S14 et 22, 20% à S26) et parmi les 327 sous adalimumab, 49% ont été switchés sous upadacitinib (24% entre S14 et 22, 25% à S26).

À 48 semaines, l'upadacitinib apportait des résultats supérieurs à ceux sous adalimumab : les ACR20, 50, 70 étaient par exemple atteints par 65,49 et 36% des sujets randomisés pour recevoir l'upadacitinib contre 54, 40 et 23% de ceux initialement placés sous adalimumab (p

L'activité de la maladie, la rémission clinique et le DAS28 (CRP) versus 17% (p versus 28% de ces deux groupes respectivement (p

Les évènements indésirables sérieux ou ayant mené à un arrêt du traitement étaient plus nombreux dans le groupe adalimumab que dans le groupe upadacitinib.

Financement

L’étude a été sponsorisée par AbbVie.