ADA : De la spécificité du diabète de type 2 du sujet jeune

  • Pierre Dewaele

  • JIM Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Le traitement des adolescents et des jeunes adultes atteints d'un diabète de type 2 serait plus complexe qu'on ne le pensait… C'est ce qui ressort de l'étude RISE (Restoring Insulin SEcretion program) présentée par Steven Khan (Seattle, WA, USA) et Kristen Nadeau (Aurora, CO, USA). Cette question importante a taraudé les spécialistes réunis au congrès annuel de l'ADA…
Le diabète de type 2 et le prédiabète sont caractérisés par l'insulinorésistance et un dysfonctionnement des cellules bêta du pancréas. Les mécanismes sont les mêmes chez les jeunes et chez les adultes. Cependant, des recherches suggèrent que la maladie est plus sévère et progresse plus rapidement chez le jeune.

RISE comporte trois études d'intervention distinctes qui ont évalué l'impact de différents traitements sur la fonction pancréatique des cellules bêta.

Dans la première étude, les chercheurs ont comparé la sensibilité à l'insuline de jeunes (n = 66) et d'adultes (n = 355) présentant une altération de la tolérance au glucose ou un diabète de type 2 débutant (1,2).

Les résultats montrent de manière un peu alarmante une plus faible sensibilité à l'insuline, une réponse trop importante de la cellule bêta et une diminution de la clairance de l'insuline chez les jeunes par rapport aux adultes. La question reste posée de savoir si ces différences constatées en fonction de l'âge contribuent effectivement à un déclin plus important des cellules bêta par la suite et/ou impacte les réponses aux traitements hypoglycémiants.

La réponse au traitement aussi !







En dépit de notre intervention, le dysfonctionnement des cellules bêta s'est aggravé par rapport aux valeurs de départles paramètres glycémiques et insuliniques se sont améliorés