ADA 2019—Après 50 ans d’attente : la linagliptine et le glimépiride ne diffèrent pas dans les résultats liés aux MCV


  • Emily Willingham, PhD
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Les résultats très attendus de l’étude CAROLINA montrent que la linagliptine est non inférieure au glimépiride sur un ensemble de résultats liés aux maladies cardiovasculaires (MCV) chez les personnes atteintes de diabète de type 2 (DT2).

Pourquoi est-ce important ?

  • Le glimépiride peut être moins onéreux, ces résultats signifient donc que les patients n’ont pas à trouver un équilibre entre l’aspect économique et les préoccupations relatives au risque de MCV, qui avaient été soulevées à l’origine au sujet des sulfonylurées.
  • Les résultats « apportent une réponse claire permettant de mettre fin aux préjugés de nature cardiovasculaire sur les sulfonylurées… », a déclaré l’investigateur principal, Julio Rosenstock, MD, directeur du Centre de recherche sur le diabète (Diabetes Research Center) de l’hôpital Medical City de Dallas et professeur de médecine clinique au Centre médical du Sud-Ouest de l’Université du Texas (University of Texas Southwestern Medical Center) de Dallas, au Texas, dans un communiqué .

Principaux résultats

  • Le critère d’évaluation principal, à savoir la non-infériorité pour un critère composite combinant la mortalité d’origine cardiovasculaire/l’infarctus du myocarde non mortel/l’accident vasculaire cérébral (événement indésirable cardiaque majeur, EICM), a été rempli : 11,8 % avec la linagliptine contre 12,0 % avec le glimépiride (RR : 0,98 ; IC à 95 % : 0,84–1,14).
  • Les résultats étaient également similaires en incluant l’angor instable (13,2 % pour la linagliptine contre 13,3 % pour le glimépiride).
  • Les auteurs notent également un bénéfice sur le plan de la sécurité d’emploi avec la linagliptine (un inhibiteur de la dipeptidyl peptidase-4) ; ainsi qu’un risque de glycémie plus élevée avec le glimépiride (38 % contre 11 % avec la linagliptine), comme il est courant avec les sulfonylurées.
  • Le caractère durable du traitement était supérieur avec la linagliptine : 16,0 % contre 10,2 % (critère d’évaluation composite secondaire).

Protocole de l’étude

  • Essai multicentrique randomisé, en double aveugle, contrôlé contre substance active et mené sur la période 2010–2018 auprès de 6 033 adultes atteints de DT2 (âgés de 40 à 85 ans) ; durée médiane d’observation de 6,3 ans avec prise de 5 mg de linagliptine une fois par jour ou jusqu’à 4 mg de glimépiride quotidiennement.
  • Critère d’évaluation : EICM.
  • Financement : Boehringer Ingelheim ; Eli Lilly and Company.

Limites

  • On ignore si les résultats s’appliquent aux autres sulfonylurées.