Actualisation des recommandations américaines sur la spondylarthrite ankylosante et la spondyloarthrite axiale non radiographique

  • Ward MM & al.
  • 22 août 2019

  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

L’actualisation des recommandations de l’American College of Rheumatology (ACR) de 2015 concernant la spondylarthrite ankylosante (SA) et la spondyloarthrite axiale non radiographique (SpA) a été avant tout motivée par la mise à disposition de nouveaux traitements, notamment le secukinumab, l’ixekizumab, le tofacitinib et les biosimilaires des anti-TNF. Les stratégies de désescalade thérapeutique, et d’arrêt du traitement par biologiques lorsque la maladie est stable sont également abordées dans ces nouvelles recommandations.

Points importants :

  • Lors de l’utilisation d’un premier traitement biologique, l’ACR recommande l’utilisation des anti-TNF plutôt que le secukinumab ou l’ixekizumab.
  • En revanche, chez les patients répondant insuffisamment à un premier anti-TNF, l’ACR recommande l’administration de secukinumab ou d’ixekizumab plutôt que l’utilisation d’un second anti-TNF.
  • Chez les sujets insuffisamment contrôlés par un premier anti-TNF, l’ARC recommande fortement de ne pas switcher vers un biosimilaire de ce premier anti-TNF.
  • Les anti-TNF, le secukinumab et l’ixekizumab sont à utiliser préférentiellement plutôt que le tofacitinib.
  • Chez les patients ayant une maladie stable, la co-administration de méthotrexate (MTX) à faible dose avec un anti-TNF n’est pas recommandée. Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR), l’arrêt du traitement anti-TNF est moins fréquent chez les patients qui reçoivent également du MTX. En revanche, pour la SA, les données sont plus contradictoires et la co-administration n’apporterait pas de réponse clinique plus importante. Ainsi, la co-administration en routine n’est pas recommandée, mais l’utilisation du MTX peut quand même être discutée chez les patients traités par infliximab. 
  • La sulfalazine est recommandée seulement en cas d’arthrite périphérique persistante lorsque les anti-TNF sont contre-indiqués.
  • Chez les patients dont l’activité de la maladie n’est pas clairement établie, l’imagerie par résonnance magnétique de la colonne ou du bassin peut aider au suivi.