ACCP localisé : quel est le meilleur traitement de première intention ?

  • Perri G & al.
  • JAMA Surg
  • 15 juil. 2020

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le schéma fluorouracile, leucovorine, irinotécan et oxaliplatine (FOLFIRINOX) pourrait augmenter le taux de pancréatectomies, comparativement à l’association gemcitabine et nab-paclitaxel, dans le cadre de l’adénocarcinome canalaire pancréatique (ACCP) localisé.
  • Aucune différence n’a été observée en termes de survie entre les deux traitements.

Pourquoi est-ce important ?

  • FOLFIRINOX pourrait constituer le meilleur choix pour les patients atteints d’un ACCP localisé qui ne présentent pas de contre-indications et qui sont considérés comme susceptibles de tolérer le profil de toxicité de ce schéma thérapeutique.

Méthodologie

  • Une analyse monocentrique a été réalisée après un appariement selon les scores de propension (N = 485).
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH).

Principaux résultats

  • Les patients du groupe FOLFIRINOX étaient plus jeunes (âge médian : 61 ans, contre 71 ans ; P = 0,001) et présentaient plus fréquemment un score inférieur ou égal à 2 sur l’échelle du Groupe coopératif d’experts en oncologie de la côte est des États-Unis (Eastern Cooperative Oncology Group ; 96 %, contre 82 % ; P = 0,001).
  • Les patients qui recevaient FOLFIRINOX présentaient plus souvent des tumeurs invasives (32 % résécables, contre 45 % résécables ; P = 0,01).
  • Après un appariement selon les scores de propension, une réponse partielle selon les critères d’évaluation de la réponse dans les tumeurs solides (Response Evaluation Criteria in Solid Tumors, RECIST) était plus fréquente dans le groupe FOLFIRINOX (19 %, contre 6 % ; P = 0,001).
  • Les patients du groupe FOLFIRINOX ont plus souvent fait l’objet d’une radiothérapie/radiochimiothérapie (53 %, contre 34 % ; P = 0,001) et étaient plus susceptibles de faire l’objet d’une pancréatectomie (27 %, contre 16 % ; P = 0,01).
  • Aucune différence significative n’a été observée en termes de survie globale (SG) entre les schémas thérapeutiques.

Limites

  • L’étude doit être confirmée de façon prospective.