ACC : De FOURIER à ODYSSEY : l’efficacité des inhibiteurs de la PCSK9 après un SCA se confirme

  • Dr Philippe Tellier

  • JIM Actualités des congrès
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L'étude de prévention secondaire dite FOURIER avait démontré l'efficacité de l'evolucumab, représentant de la classe pharmacologique des inhibiteurs de la PCSK9 (proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9). La population incluse était constituée de patients atteints d'une maladie coronaire connue stable. L'étude ODYSSEY OUCOMES s'inscrit dans le droit fil de l'essai précédent dont elle diffère sur deux points : (1) les patients inclus avaient été victimes d'un syndrome coronaire aigu (SCA) dans les un à 12 mois précédents ; (2) le médicament utilisé est un autre inhibiteur de la PCKS9, lui aussi un anticorps monoclonal du nom d'alirocumab.

Les participants, au nombre de 18 924 (âge moyen 58 ans ; 25 % de femmes) bénéficiaient tous, à l'état basal, d'un traitement hypolipémiant lourd qui ne permettait pas d'atteindre les objectifs adaptés au profil de risque cardiovasculaire.

En dépit de fortes doses de statines associées ou non à l'ezetimibe (3 %) (atorvastatine 40-80 mg/j ou rosuvastatine 20-40 mg/j), voire du recours aux doses maximales tolérées de ces dernières, le LDL-cholestérol (LDL-C) restait ≥ 70 mg/dl, le non-HDL-C ≥ 100 mg/dl ou encore l'ApoB ≥ 80 mg/dl. Dans ces conditions, deux groupes ont été constitués par tirage au sort pour recevoir en plus de leur traitement habituel : (1) alirocumab (75 mg par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines, voire plus, jusqu'à 150 mg par injection, selon la baisse du LDL-C) ; (2) placebo par voie sous-cutanée. La valeur-cible du LDL-C a été fixée à 25-50 mg/dl, mais des valeurs inférieures jusqu'à 15-25 mg/dl ont été autorisées. Le critère de jugement primaire a combiné les évènements cardiovasculaires majeurs (ECVM) suivants : décès imputable à la maladie coronarienne, infarctus du myocarde (IDM) non létal, AVC ischémique et hospitalisation pour angor instable. Les critères secondaires ont en outre inclus la mortalité cardiovasculaire et globale.

15 % d'événements cardiovasculaires en moins