ACC 2020 — Un apport plus élevé en protéines est associé à un risque plus faible de fibrillation atriale chez les femmes


  • Pavankumar Kamat
  • Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les femmes qui consomment plus de protéines proportionnellement à leur poids pourraient présenter un risque plus faible de développer une fibrillation atriale (FA) au cours de la prochaine décennie. 

Pourquoi est-ce important ?

  • En moyenne, 15 % des calories totales ingérées quotidiennement par les Américains proviennent de protéines.
  • Pourtant, un régime proportionnellement plus riche en protéines, avec un apport protéique représentant plutôt 25 % de l’apport calorique, est susceptible d’être plus bénéfique pour la santé. 

Protocole de l’étude

  • Une analyse secondaire a été réalisée à partir des données de 99 554 femmes ménopausées (âge médian : 64,0 ans) ayant participé à l’étude Initiative pour la santé des femmes.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Sur une durée de suivi moyenne de 10,1 ans, 21,3 % des femmes ont développé une arythmie complète par fibrillation atriale (ACFA).
  • Par rapport aux femmes dans le quartile de consommation protéique inférieur (moins de 58 g/jour), le risque corrigé d’ACFA incidente était plus faible chez :
    • les femmes ayant consommé 58 à 66 g/jour de protéines (rapport de risque [RR] : 0,932 ; P = 0,001) ; et
    • les femmes ayant consommé 66 à 74 g/jour de protéines (RR : 0,908 ; P = 0,0005).
  • Cependant, les femmes dans le quartile de consommation protéique supérieur (plus de 74 g/jour) n’ont pas présenté de risque significativement plus faible d’ACFA (RR : 0,951 ; P = 0,186).
  • L’effet de la consommation de protéines sur le risque d’ACFA incidente n’était pas significativement influencé par l’activité physique.

Limites

  • La majorité des participantes étaient d’origine ethnique blanche.

Commentaire d’expert
Le présentateur, Dr Daniel A. Gerber, MD, de l’Université de Stanford (Stanford University), en Californie, a déclaré : « Passer d’un apport protéique faible à intermédiaire ne demande pas un effort important. Il s’agit de consommer 10 à 20 grammes de protéines saines supplémentaires par jour, soit l’équivalent d’un filet de poulet ou de saumon, d’un yaourt à la grecque ou de 2 œufs. »