ACC 2019—Les réductions de dose d’AOD sont associées aux événements indésirables dans le cadre de l’EP aiguë


  • Caleb Rans, PharmD
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Dans le traitement des patients atteints d’embolie pulmonaire (EP) aiguë, l’utilisation de doses non recommandées d’anticoagulants oraux à action directe (AOD) a été associée à un risque accru d’événements indésirables.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’administration de dose non standard d’AOD pourrait poser un risque important pour les patients.
  • Il n’est pas recommandé de réduire la dose dans le cadre d’EP aiguë hormis en cas de contre-indication liée à une insuffisance rénale sévère.

Protocole de l’étude

  • Une étude de cohorte prospective portant sur 656 patients atteints d’EP aiguë sortis de l’hôpital et recevant un traitement par AOD.
  • Le critère d’évaluation composite principal était le décès toutes causes confondues, la thromboembolie veineuse (TEV) récurrente, les saignements majeurs et l’hypertension pulmonaire thromboembolique chronique (HTP-TEC) à 6 mois.

Principaux résultats

  • Le critère d’évaluation composite principal était plus élevé chez les patients traités par des doses non recommandées que chez ceux ayant reçu des doses recommandées (6,1 %) (25,0 % contre 6,1 % ; risque relatif : 3,19 ; P 
  • L’augmentation du pourcentage mesuré par le critère d’évaluation principal dans le groupe recevant la posologie non standard était attribuable à une augmentation significative du taux de saignement majeur (7,1 % contre 1,4 % ; P = 0,008).

Limites

  • Échantillon de petite taille.
  • Protocole d’étude observationnel.

Commentaires des experts

  • « Une réduction empirique de la dose d’AOD a été associée à des événements indésirables à 6 mois dans notre étude », a déclaré Dr Romain Chopard, PhD, du service de cardiologie de l’Hôpital universitaire de Besançon en France.