AAN : Un biomarqueur pour la maladie de Parkinson ?

  • Dr Christian Geny

  • JIM Actualités des congrès
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L'identification de biomarqueurs est un enjeu important dans les maladies neurodégénératives. En effet, dans la maladie de Parkinson comme dans la maladie Alzheimer, il est assez difficile d'évaluer la progression du processus pathologique avec l'imagerie qui est d'ailleurs fort onéreuse. Dans le cas de la maladie Alzheimer, les marqueurs amyloïdes du liquide céphalorachidien sont entrés dans la pratique quotidienne mais, par contre, dans la maladie de Parkinson, le dosage d'α-synucléine, constituant principal du corps de Lewy ne s'est pas avéré pertinent dans le diagnostic des syndromes parkinsoniens. D'où l'étude de nouveaux marqueurs et notamment de la PS 129-α-synucléine (modification post translationnelle de α-synucléine) qui semble jouer un rôle crucial dans la pathogénie de la maladie de Parkinson, et du Linc-MAT1, un ARN de grande taille non codant, qui aurait aussi un rôle dans le Parkinson.

Pour en savoir plus, une équipe chinoise a étudié ces 2 marqueurs dans le sérum de 220 patients parkinsoniens et de 189 sujets contrôles. Ils ont notamment mesuré l'expression sérique en utilisant une technique de PCR quantifiée (qRT-PCR) pour connaitre la concentration de Linc-MAT1 et une méthode Elisa pour la PS 129-α-synucléine. Dans leur analyse statistique, ils ont tenu compte du score fonctionnel UPDRS 3. Ils ont ainsi montré que les taux sériques de Linc-MAT1 et de PS 129-α-synucléine étaient plus élevés dans le groupe des patients parkinsoniens. De plus, il existe une corrélation entre le marqueur sérique Linc-MAT1 et les différents paramètres cliniques, notamment UPDRS 3. L'analyse de la courbe ROC rapporte une sensibilité diagnostique de 74 % et une spécificité à 80,1 %. Ces données sont particulièrement intéressantes car ce marqueur sérique serait le premier utilisable pour le diagnostic de la maladie de Parkinson.