AAN 2019—Les symptômes non moteurs dégradent considérablement la QdV dans le cadre de la maladie de Parkinson


  • Daniel M. Keller, Ph.D
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • En réponse à une enquête, la plupart des patients atteints de la maladie de Parkinson déclarent présenter de multiples symptômes non moteurs, qui dégradent considérablement leur QdV.


Pourquoi est-ce important

  • De nombreux symptômes ou événements incontrôlés chez les patients atteints de la maladie de Parkinson pourraient être traitables ou évitables.
  • Peu de patients demandent l’aide de spécialistes en soins palliatifs.


Protocole de l’étude

  • Les patients inclus étaient atteints de la maladie de Parkinson de stade II–V d’après le score de Hoehn et Yahr, avec une durée de la maladie > 5 ans.
  • La QdV a été évaluée à l’aide du questionnaire de McGill sur la QdV. Les évaluations ont pris en compte les aspects physiques, émotionnels, spirituels et financiers au cours de la semaine précédente.
  • Des scores de 0 à 4 (sur 10) indiquaient une mauvaise QdV.
  • Financement : Biosensics, Fondation Michael J. Fox, NIH et Académie américaine de l’Institut de neurologie (American Academy of Neurology Institute).

Principaux résultats

  • n = 612 patients ont répondu à l’enquête.
  • Les participants présentaient en moyenne 5,1 symptômes incontrôlés. 1 sur 9 présentait > 10 symptômes incontrôlés.
  • Les symptômes non moteurs étaient le plus souvent associés à une mauvaise QdV.
  • Les symptômes les plus fréquents étaient la fatigue, la lenteur et la raideur.
  • 83 participants (13,6 %) ont déclaré que leur QdV était mauvaise.
  • Une mauvaise QdV était associée à une dépendance au fauteuil roulant (RR = 4,12) ou à des symptômes incontrôlés de dépression (RR = 2,67) ou de confusion (RR = 2,64), ou à des hallucinations gênantes (RR = 2,50). 
  • Seuls 2,1 % des patients ont déclaré avoir consulté un spécialiste en soins palliatifs, mais 27,6 % étaient prêts à le faire après une brève explication.

Limites

  • La conception transversale ne permet pas d’établir une relation de cause à effet entre les symptômes et la QdV.