AAD 2017 : Nous sommes tous des télédermatologues !

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Monsieur Jourdain était prosateur, vous êtes télédermatologue. Qui d'entre nous n'a pas reçu sur son smartphone une photographie de lésion d'un parent, d'un ami, d'un confrère, demandant un avis ? Et qui d'entre nous n'a pas constaté que cet avis, donné à partir d'une photographie de bonne qualité que l'on peut en outre agrandir et répéter, était à la fois compétent, bien documenté et précieux, épargnant des inquiétudes, des voyages, des attentes, des dépenses, des complications. Bref, vous êtes convaincu que la télédermatologie n'est que le très logique prolongement de la dermatologie, à l'époque où tout le monde peut « téléphoner des photos », ce qui est, il faut bien le dire, extraordinaire.

Mais tout n'est pas si simple !

Dans sa conférence plénière à la réunion de l'AAD à Orlando, le Dr Carrie Kovarik a passé en revue les aspects actuels, et changeants, de la télémédecine et de la télédermatologie. Pour elle, la télémédecine, c'est l'avenir. D'ailleurs, les associations professionnelles comme l'AAD ont déjà mis au point des modules d'apprentissage complets, à la fois pour les résidents (Internes) et pour les médecins installés qui débutent une pratique de télédermatologues. Une implication forte des organisations professionnelles, des universitaires, des Ordres, est effectivement nécessaire, car la télédermatologie comme la langue d'Esope, peut être à la fois la pire et la meilleure des choses.

La mauvaise télédermatologie

La mauvaise télédermatologie, ce sont les centaines de sites ou de plateformes qui proposent des diagnostics et des traitements sans aucune garantie pour des somm...