AACR 2020 — Une association à base d’immunothérapie améliore la réponse dans le cadre du cancer du sein HER2-


  • Deepa Koli
  • Univadis
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À retenir

  • L’association de l’immunothérapie durvalumab et de l’olaparib, suivie d’une chimiothérapie, démontre une amélioration du taux de réponse complète pathologique (RCp), chez les patientes atteintes d’un cancer du sein à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain négatif (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2-negative, HER2-), y compris chez celles présentant des tumeurs à récepteurs hormonaux positifs (Hormone Receptor-positive, HR+) et un cancer du sein triple négatif (CSTN).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’auteur principal a déclaré : « ces résultats apportent des données probantes supplémentaires de la valeur clinique de l’immunothérapie dans le cadre du cancer du sein de stade précoce ».

Protocole de l’étude

  • Il s’agit des résultats d’un bras de l’essai de phase II en cours Investigation d’études en série afin de prédire votre réponse thérapeutique par imagerie et analyse moléculaire 2 (I-SPY 2). 
  • 73 femmes atteintes d’un cancer du sein HER2- à haut risque ont reçu l’association durvalumab et olaparib avec du paclitaxel, suivie de l’association doxorubicine et cyclophosphamide.
  • 299 patientes du groupe témoin ont reçu du paclitaxel, suivi de l’association doxorubicine et cyclophosphamide.
  • Financement : Fondation William K. Bowes Jr (William K. Bowes, Jr. Foundation) ; autres. 

Principaux résultats

  • 21 patientes atteintes d’un CSTN et 52 patientes atteintes de tumeurs HR+ ont reçu du durvalumab et de l’olaparib.
  • L’association durvalumab et olaparib a entraîné une augmentation du taux de RCp, comparativement aux patientes témoins, dans les groupes suivants :
    • Groupe HER2- : 37 %, contre 20 %.
    • Groupe CSTN : 47 %, contre 27 %.
    • Groupe HR+/HER2- : 28 %, contre 14 %.
  • Aucun nouveau signe d’alerte concernant la sécurité d’emploi n’a été rapporté.
  • Le taux d’événements indésirables immunitaires de grade 3 était de 19 % dans le groupe durvalumab et olaparib, contre 1,6 % dans le groupe témoin.

Commentaire d’expert

Pamela N. Munster, MD, de l’Université de Californie (University of California) à San Francisco, a formulé le commentaire suivant : « Le signal d’une amélioration du taux de RCp dans le groupe de patientes présentant un score ultra-élevé au test Mammaprint pourrait permettre la sélection de patientes atteintes d’une maladie HR+ en mesure de retirer un bénéfice de l’administration d’agents d’immunothérapie et/ou d’inhibiteurs de la poly(ADP [adénosine diphosphate]-ribose) polymérase (PARP) ».

L’AACR 2020 étant un congrès virtuel, les utilisateurs enregistrés peuvent regarder cette session et toutes les présentations en ligne.