AACR 2020 – Mélanome réséqué : des données en pratique réelle concernent la survie et le traitement à l’ère de l’immunothérapie


  • Cristina Ferrario — Agenzia Zoe
  • Univadis
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À retenir

  • Un traitement adjuvant par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (IPCI-a) offre un avantage en termes de survie dans une population de patients atteints d’un mélanome de stade III en pratique réelle.
  • Les facteurs socio-économiques jouent un rôle dans l’administration d’IPCI-a.
  • La poursuite des analyses est nécessaire pour démontrer les bénéfices de ce traitement en pratique réelle.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le pronostic des patients atteints d’un mélanome de stade III est défavorable, même après une chirurgie à visée curative.
  • Dans les essais cliniques, un traitement adjuvant par ipilimumab (autorisé par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux [Food and Drug Administration, FDA] pour cette indication en 2015) était associé à une amélioration de la survie chez certains patients.
  • Des données en pratique réelle sont nécessaires.

Protocole de l’étude

  • Des cas de mélanome de stade III ont été identifiés à partir de la base de données nationale américaine sur le cancer (National Cancer Database).
  • Analyse de la survie (année 2015) : 4 094 patients ; analyse des schémas de traitement (2015–2016) : 8 160 patients.
  • Les patients ont été affectés dans les groupes avec IPCI-a et sans IPCI-a, et ont été exclus s’ils avaient reçu un traitement systémique par chimiothérapie.
  • Objectif : évaluer les données de survie en pratique réelle et les facteurs sociodémographiques associés à l’administration d’IPCI-a.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Survie globale (SG) médiane :
    • Tous les stades III : pas encore atteinte dans aucun des deux groupes.
    • Stade IIIC : 32 mois avec IPCI-a, contre 28 mois sans IPCI-a.
  • Survie à 24 mois avec IPCI-a, contre sans IPCI-a :
    • Tous les stades III : 83 %, contre 80 % (P = 0,051).
    • Stade IIIC : 70 % contre 59 % (P 
  • Dans le groupe d’analyse des schémas de traitement, 28 % des patients ont reçu des IPCI-a.
  • Les patients qui présentaient un score de comorbidité de Charlson-Deyo plus élevé, qui disposaient de Medicare comme principal payeur, et qui ont reçu le diagnostic en 2015 étaient moins susceptibles de recevoir une immunothérapie.

Limites

  • Base de données rétrospective.
  • Les différences entre les agents d’immunothérapie spécifiques ne sont pas évaluables.
  • La survie spécifique à la maladie n’a pas été évaluée.
  • Certaines données sociodémographiques sont inconnues.

Commentaire d’expert

  • « La mise en œuvre de ce traitement était faible au départ », a déclaré Antoni Ribas, professeur de médecine, de chirurgie et de pharmacologie moléculaire et médicale au Centre médical de l’Université de Californie de Los Angeles (University of California, Los Angeles [UCLA] Medical Center), et président élu de l’Association américaine pour la recherche sur le cancer (American Association for Cancer Research, AACR), pour 2019–2020. « Les données issues de l’analyse des schémas de traitement soulignent l’impact négatif du contexte socio-économique sur l’accès aux traitements dont l’efficacité est prouvée pour les patients dans les essais cliniques et en pratique réelle. »