AACR 2020 — Le type de traitement et les antécédents médicaux influencent la fréquence de la pneumopathie inflammatoire chez les patients atteints d’un CBNPC avancé


  • Elena Riboldi — Agenzia Zoe
  • Univadis
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Dans le cadre du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé, la pneumopathie inflammatoire associée au traitement (PIT) est plus fréquente chez les patients traités par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (IPCI), avec ou sans chimiothérapie, comparativement aux patients traités par chimiothérapie seule.
  • La présence d’antécédents médicaux (AM) de pneumopathie inflammatoire (PI) augmente le risque de PIT.

Pourquoi est-ce important ?

  • La PI non infectieuse constitue un effet secondaire potentiellement mortel des traitements anticancéreux.
  • Les effets secondaires du traitement peuvent ressembler à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
  • La pandémie de COVID-19 va entraîner une augmentation du pourcentage de la population ayant des AM de PI.

Protocole de l’étude

  • Les données de 8 essais contrôlés randomisés (ECR), ayant comparé le traitement par IPCI avec ou sans chimiothérapie à la chimiothérapie (n = 6 491), et des données en pratique réelle (DPR) issues d’un système de santé communautaire (n = 1 262) ont été analysées.
  • L’incidence de PIT a été calculée pour quatre sous-groupes de patients : des patients avec/sans AM de PI, traités par IPCI, contre chimiothérapie.

Principaux résultats

  • Les patients traités par IPCI avec ou sans chimiothérapie ont présenté une incidence plus élevée de PIT, comparativement aux patients traités par chimiothérapie seule, dans les ECR (4,5 % [IC à 95 % : 3,9–5,5], contre 1,0 % [IC à 95 % : 0,7–1,5]) et dans les DPR (3,3 % [IC à 95 % : 2,1–5,0], contre 2,3 % [IC à 95 % : 1,4–3,8]).
  • Dans les ECR et les DPR, les patients ayant des AM de PI ont présenté une incidence plus élevée de PIT, comparativement aux patients sans AM de PI, dans les groupes IPCI et chimiothérapie.
  • Dans les DPR, la plupart des patients ayant des AM de PI ou ayant contracté une PIT avaient préalablement fait l’objet d’une radiothérapie (RT).

Limites

  • Petits sous-groupes de patients ayant des AM de PI.

Commentaire d’expert

« Cette étude de grande envergure avait pour objectif d’actualiser nos connaissances concernant l’incidence de la pneumopathie inflammatoire avec un traitement par IPCI avec ou sans chimiothérapie dans le cadre du CBNPC, à l’ère où ces traitements sont associés chez les patients atteints d’une maladie avancée. Historiquement, les analyses publiées ont examiné ces populations séparément. Il s’agit également de la première étude visant à évaluer si des antécédents de pneumopathie inflammatoire, quelle qu’en soit la cause, sont associés au développement ultérieur d’une pneumopathie inflammatoire liée au traitement », a déclaré Jarushka Naidoo, professeur adjoint d’oncologie et médecin traitant au Centre de cancérologie Sidney Kimmel (Sidney Kimmel Cancer Center) de l’Université Johns Hopkins (Johns Hopkins University), à Baltimore, dans l’État du Maryland, aux États-Unis.

L’AACR 2020 étant un congrès virtuel, les utilisateurs enregistrés peuvent regarder cette session et toutes les présentations en ligne.