AACR 2020 — Cancer du sein avancé avec mutation germinale de BRCA : le talazoparib n’est associé à aucun bénéfice de SG


  • Pavankumar Kamat
  • Univadis
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À retenir

  • Le talazoparib n’apporte aucun bénéfice significatif de survie globale (SG), comparativement à la chimiothérapie, chez les patientes atteintes d’un cancer du sein avancé à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain négatif (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2-negative, HER2-) avec mutation germinale de BRCA1/2.

Pourquoi est-ce important ?

  • Dans le cadre de l’analyse primaire de l’essai EMBRACA, le talazoparib était associé à une amélioration significative de la survie sans progression (SSP), mais les données de SG n’étaient pas arrivées à maturation.

Protocole de l’étude

  • Analyse finale de l’essai de phase III EMBRACA : Des patientes atteintes d’un cancer du sein HER2- localement avancé ou métastatique, avec une mutation germinale du gène BRCA, ont été affectées de manière aléatoire pour recevoir du talazoparib (n = 287) ou une chimiothérapie en monothérapie à la discrétion du médecin (n = 144).
  • Financement : Pfizer (Medivation).

Principaux résultats

  • La SG médiane était de 19,3 mois dans le bras talazoparib et de 19,5 mois dans le bras chimiothérapie (rapport de risque [RR] : 0,848 ; P = 0,17).
  • La probabilité de survie était plus élevée dans le bras talazoparib que dans le bras chimiothérapie à 24, 36 et 48 mois.
  • Les résultats de survie dans le bras talazoparib étaient similaires, que ce soit avec un traitement ultérieur par inhibiteur de la poly(ADP [adénosine diphosphate]-ribose) polymérase (PARP) ou par platine.
  • Les scores généraux de qualité de vie liée à la santé se sont améliorés dans le bras talazoparib, mais se sont détériorés dans le bras chimiothérapie.
  • Le taux d’événements indésirables graves de grades 3/4 dans les bras talazoparib et chimiothérapie était de 28,3 % et de 27 %, respectivement.

Limites

  • Protocole en ouvert.

Commentaire d’expert
Susan Domcheck, MD, de l’Université de Pennsylvanie (University of Pennsylvania), a déclaré : « Les études qui étudient les approches visant à améliorer la survie sont extrêmement importantes, car la survie sans progression n’est pas aussi longue qu’on le voudrait, et aucun bénéfice écrasant n’a été observé au niveau de la survie globale. »

L’AACR 2020 étant un congrès virtuel, les utilisateurs enregistrés peuvent regarder cette session et toutes les présentations en ligne.