AACR 2019—Le pembrolizumab offre une nouvelle option pour le traitement du CPPC déjà traité


  • Keren Landman, MD
  • Univadis
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À retenir 

  • Le pembrolizumab engendre une activité antitumorale prometteuse démontrée et des réponses durables chez les patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules (CPPC) déjà traité, selon une analyse combinée des essais KEYNOTE-028 et KEYNOTE-158.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les alternatives de traitement à la disposition des patients atteints d’un CPPC avancé ont par le passé eu un effet bénéfique limité sur la survie, avec une durée de réponse (DDR) médiane inférieure à 2 mois.
  • Parmi les patients ayant obtenu une réponse dans cette analyse (taux de réponse objective [TRO] = 19 %), 61 % avaient une DDR estimée ≥ 18 mois.

Protocole de l’étude

  • Analyse exploratoire combinée de 83 patients provenant des cohortes CPPC des essais KEYNOTE-028 et KEYNOTE-158, qui sont des essais de phase Ib/II, respectivement, portant sur le pembrolizumab chez des patients présentant des tumeurs PD-L1+ (KEYNOTE-028) et des patients présentant des tumeurs avec un taux d’expression quelconque de PD-L1 (KEYNOTE-158).
  • Tous les patients avaient reçu ≥ 2 lignes de traitement antérieur.
  • Financement : MSD Corp.

Principaux résultats

  • Le TRO était de 19 % (IC à 95 % : 11–29 %) et comprenait 2 réponses complètes et 14 réponses partielles.
  • La SSP médiane était de 2,0 mois (IC à 95 % : 1,9–3,4) et la SG était de 7,7 mois (IC à 95 % : 5,2–10,1) après une durée médiane de suivi de 7,7 mois.
    • SSP et SG à 12 mois : 17 % et 34 %, respectivement.
    • SSP et SG à 24 mois : 13 % et 21 %, respectivement.
  • Sur 16 patients ayant répondu au traitement, 9 (61 %) avaient une DDR estimée ≥ 18 mois.
  • Aucun nouveau signal d’alarme concernant la sécurité d’emploi n’a été décelé, bien que 6 patients aient présenté des événements indésirables (EI) de grade 3. 
    • 2 patients ont présenté des EI de grade 5, 5 ont présenté des EI entraînant l’arrêt du médicament de l’étude et 20 ont présenté des EI ou des réactions liées à la perfusion à médiation immunitaire.

Limites

  • Analyse rétrospective, exploratoire et combinée de 2 études à bras unique.

Commentaires des experts

  • Dans les cas de CPPC ayant connu des rechutes multiples, « les réponses sont rares, la survie à long terme est inconnue et la durée de la réponse se mesure presque plus en minutes qu’en mois. Ces résultats sont vraiment étonnants... et les répercussions sur la survie globale médiane sont sans précédent dans le cadre de cette maladie », a déclaré Dr Louis Wiener, coprésident du comité des essais cliniques de l’assemblée annuelle de l’AACR et directeur du centre de lutte contre le cancer Georgetown Lombardi (Georgetown Lombardi Comprehensive Cancer Center).