40 nouveaux variants génétiques sont associés à un risque de cancer colorectal


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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L’étude d’association pangénomique (EAP) la plus complète menée à ce jour sur le risque de cancer colorectal (CCR) a découvert 40 nouveaux variants génétiques qui signalent un risque accru de CCR. L’étude, publiée dans la revue Nature Genetics, a également identifié le premier variant protecteur rare du CCR sporadique.

Un séquençage du génome entier a été réalisé sur 1 439 cas et 720 témoins. L’association entre variants et CCR a été testée chez 34 869 cas et 29 051 témoins. Les résultats ont été approfondis chez 23 262 cas et 38 296 témoins supplémentaires.

Dans une méta-analyse combinée de 125 478 individus, 40 nouveaux signaux indépendants ont été identifiés, portant le nombre de signaux indépendants de CCR connus à 100 environ. L’analyse a découvert un signal d’un variant fortement protecteur au niveau de la protéine CHD1, lequel avait une fréquence de 0,3 %.

Les auteurs de l’étude rapportent que les nouveaux signaux impliquaient des variants de moindre fréquence, des facteurs de type Krüppel, la signalisation Hedgehog, la signalisation Hippo-YAP, des longs ARN non codants et des facteurs somatiques, et qu’ils favorisaient un rôle joué par la fonction immunitaire.

Ils affirment que les résultats montrent « une opportunité manquée » dans le cadre du développement de médicaments. L’étude a identifié plusieurs loci situés à proximité de cibles thérapeutiques proposées et de gènes impliqués dans des voies dont on ignorait auparavant qu’elles avaient un lien de causalité avec le cancer colorectal. L’utilisation des résultats de l’EAP pour guider le développement de médicaments pourrait même conduire à des médicaments de chimioprévention pour les individus à haut risque, avancent les auteurs.