2019 : une année importante pour l’insuffisance rénale chronique des diabétiques


  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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L'année 2019 a été importante dans le domaine de la recherche sur la maladie rénale diabétique, avec la description de l’efficacité de plusieurs médicaments : le premier élément important a été l’attribution par l’agence américaine du médicament (FDA) d’une AMM pour le canagliflozine dans la prévention de la perte de fonction rénale. Ce dernier - inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose 2 (ISGLT2)- a en effet montré dans l’étude CREDENCE un bénéfice en termes d’albuminurie, de débit de filtration glomérulaire (DGFé) ou d’évolution vers une IRC terminale (IRCt). Une classe thérapeutique qui reste indisponible en France.

Parallèlement, l’étude SONAR – bien qu’elle ait été arrêtée par manque d’évènements composant le critère principal (IRCt, décès lié à la fonction rénale, doublement de la créatininémie) a décrit que l’atrasentan (antagoniste de l’endothéline-1) réduisait significativement la survenue de ces derniers chez les sujets répondeurs.

L’analyse secondaire des études dédiées à l’évaluation des agonistes du GLP-1 (liraglutide, dulaglutide) dans la protection cardiovasculaire des sujets diabétiques ont aussi décrit une prévention de la survenue ou de la progression de l’albuminurie et du déclin du DGFé, notamment chez ceux dont la valeur était déjà inférieure à 60 ml/min/1,73m² (études AWARD-7 et REWIND).

En revanche, les études qui ont été consacrées à l’évaluation d’une supplémentation en vitamine D, en acides gras oméga-3 ou d’un traitement par allopurinol ont échoué à décrire un bénéfice sur le plan de la fonction rénale des diabétiques.

Malgré l’intérêt de ces traitements, qui peuvent cependant poser des difficultés sur le plan de la tolérance ou de la sécurité, le risque de progression de l’altération de la fonction rénale et des évènements qui lui sont liés invitent à poursuivre la recherche thérapeutique.