2019 : l’année de l’adaptation du traitement du diabète de type 2 en fonction du profil cardiovasculaire et rénal du patient

  • Buse JB & al.
  • Diabetologia
  • 19 déc. 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

L’année 2019 a été riche en résultats d’études cliniques importantes dans le domaine de la diabétologie. Ceux-ci ont conduit l’American Diabetes Association (ADA) et l’European Association for the Study of Diabetes (EASD) à publier une mise à jour de leurs recommandations de la prise en charge de l’hyperglycémie publiées en 20181.

Ces deux sociétés savantes recommandaient jusque-là que ce soit la maladie cardiovasculaire (CV) établie chez un diabétique de type 2 qui oriente le choix d’un agoniste des récepteurs du GLP-1 ou d’un inhibiteur du SGLT2 (iSGLT2). L’ADA et l’EASD suggèrent dorénavant que :

  • chez les sujets diabétiques de type 2 à haut risque cardiovasculaire, le choix d’un agoniste GLP-1 ou d’un iSGLT2 en vue de réduire le risque d’événements CV majeurs, d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque, de décès d’origine CV ou de progression de la maladie rénale chronique soit réalisé indépendamment du taux d’HbA1c initiale ou de l’HbA1c cible ;
  • les agonistes des récepteurs du GLP-1 peuvent également être envisagés chez les diabétiques de type 2 sans maladie CV avérée, mais présentant un risque CV élevé (notamment, les sujets de 55 ans et plus atteints de sténose coronarienne, carotidienne ou périphérique >50%, d’hypertrophie ventriculaire gauche, de DFGé 2 ou d’albuminurie) ;  
  • les iSGLT2 (toujours non disponibles en France), ont montré leur bénéfice sur la réduction de la progression de la maladie rénale chronique elle-même, ainsi que sur le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque, d’événements CV majeurs et de décès d’origine CV chez les patients diabétiques de type 2 ayant une maladie rénale chronique (DFGé entre 30 et 60 mL/min/1,73mou un rapport albumine/créatinine urinaires >30 mg/g, et en particulier >300 mg/g.

Cette actualisation ouvre également vers de nouvelles questions : Est-ce que la combinaison d’un agoniste des récepteur GLP-1 et d’un iSGLT2 offrirait un avantage supplémentaire pour la prévention des événements CV majeurs, le décès d’origine CV, le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque ou la progression de la maladie rénale chronique ? Est-ce que certains sous-groupes profitent davantage du bénéfice de ces nouveaux traitements ? Quels sont les mécanismes d’action cardio-rénaux de ces classes thérapeutiques ?

La position de la Société Francophone du diabète (SFD) sur le sujet

En décembre 20192, à la lumière également des résultats de grands essais cliniques publiés durant l’année, la SFD a réactualisé sa prise de position sur le traitement du diabète de type 2 datant de 2017. Les experts français ont également fait le focus sur le patient rénal chronique, l’insuffisance cardiaque et de maladie cardiaque avérée. Nous vous invitons à écouter le Pr Patrice DARMON, rapporteur de la prise de position de la SFD pour bien comprendre ce que préconise la SFD dorénavant chez :