1,4 million de personnes pour évaluer le bénéfice de la substitution des protéines animales par des protéines végétales

  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir

Une revue systématique de la littérature ayant résumé les preuves disponibles sur l’effet de la substitution isocalorique de protéines végétales et animales sur la santé liée au vieillissement, montre que la substitution isocalorique des protéines animales par des protéines végétales serait bénéfique sur la mortalité toutes causes confondues et sur la mortalité cardiovasculaire.

Pourquoi est-ce important ?

Au niveau mondial, la part de la population de plus de 60 ans pourrait presque doubler en quelques décennies, passant de 12% en 2015 à 22% en 2050. Les protéines sont des macronutriments clés pour le fonctionnement physiologique et l’espérance de vie. Des études antérieures ont montré que les protéines animales et végétales avaient des effets différents sur la santé.

Méthodologie

Une revue de la littérature a permis d’identifier les études épidémiologiques observationnelles publiées jusqu’au 15 mars 2021. Seules les études incluant des adultes de 18 ans et plus, utilisant un modèle de substitution nutritionnelle pour définir la substitution isocalorique des protéines végétales et animales et évaluant les résultats sur les maladies liées au vieillissement et la mortalité ont été incluses.

Principaux résultats

Au global, neuf études de cohortes prospectives et trois études transversales ont été incluses, soit un total de 1,4 millions de sujets âgés entre 15 et 79 ans.

Sur les 9 études de cohorte, 6 ont été menées aux États-Unis, 2 en Europe et 1 au Japon, avec une durée moyenne de suivi de 7 à 27 ans selon les études.

Les preuves identifiées dans cette revue systématique supportent une réduction du risque global de mortalité et de la mortalité cardiovasculaire en particulier, en cas de substitution isocalorique de plusieurs sources de protéines animales par des protéines végétales.

Un effet protecteur sur la mortalité toutes causes confondues (risque relatif (RR) 0,54 à 0,95 selon les études) et la mortalité cardiovasculaire (RR 0,58 à 0,91) a été mis en évidence pour la substitution de protéines animales par des protéines végétales. L’association inverse la plus forte sur la mortalité toutes causes et les maladies cardiovasculaires a été identifiée pour la substitution de protéines de viande rouge et/ou transformée par des protéines végétales (protéines de pain, céréales, pâtes).

Il serait maintenant intéressant d’évaluer l’impact de la substitution isocalorique de protéines végétales et animales sur l’incidence du cancer ou d’autres maladies spécifiquement liées au vieillissement.